Ce chasseur d'oiseaux hors pair qui peut atteindre des vitesses de 200 km/h en piqué est très présent dans le Jura et tout particulièrement dans la reculée de Baume les Messieurs. Des efforts de sauvegarde de l'espèce ont permis à ce rapace de recoloniser ces terres. Le Faucon Pèlerin peut également être approché et observé au parc JuraFaune à Granges-sur-Baume

Chez la sous-espèce nominale Falco peregrinus, le dos est gris foncé, le ventre est crème avec des dessins noirs. Les joues sont blanches, avec une sorte de tache noire en forme de moustache. Les pattes sont jaunes, le bec est noir-bleuté, court et recourbé dès la base et les yeux sont noirs.
Le Faucon Pèlerin est un animal plutôt silencieux. Son cri le plus fréquent est un « ka yak, ka yak » assez perçant et sec. En cas d’alerte, le cri est un rapide « kek-kek-kek » qui peut aller en s’amplifiant si un intrus continue de s’approcher. Il existe aussi un cri plus traînant au moment des parades d’accouplement. On dit que le faucon huit ou qu’il réclame.

Faucon Pèlerin en vol

Les yeux des Faucons Pèlerins ont deux fovéas, pour les vues normale et lointaine. La vue utilise la moitié du volume du cerveau et peut percevoir en même temps trois zones, une frontale en relief et deux latérales lointaines, capables de détecter un pigeon en vol à plus de six kilomètres.
Le Faucon Pèlerin chasse presque exclusivement des oiseaux. Il les repère en volant haut dans le ciel, parfois aussi en se perchant sur des falaises en hauteur. La chasse a souvent lieu en début ou en fin de journée. Après avoir repéré sa proie grâce à son regard extrêmement perçant, le faucon la surprend généralement en effectuant une attaque en piqué. Celle-ci n’est jamais totalement verticale, mais conserve généralement un angle de 20 à 40°. L’attaque se fait par l’arrière de la proie, afin de réduire le risque pour le faucon d’être repéré.
Les proies sont essentiellement des oiseaux de taille moyenne, aux alentours de 1 à 2 kg (mouettes, corbeaux, canards, chouettes, pigeons…). Cependant, du fait de sa robustesse, le faucon pèlerin n’hésite pas à s’attaquer à nettement plus gros, par exemple des hérons et des oies sauvages.