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Thèmes : Histoire et patrimoine, Naturel
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Type de parcours : Boucle
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Altitude max. : 458 m
Le circuit part de la fontaine de Pagnoz, village situé entre la plaine jurassienne et le premier plateau. Il monte par un sentier boisé jusqu’aux vestiges du château de Vaulgrenant. Un belvédère à 360 degrés vous y attend. Vous traverserez ensuite le hameau de Vaulgrenant, puis le cœur de l’anticlinal de Pagnoz, zone agricole d’élevage. L’itinéraire passe près d’une zone de dolines.
Il redescend jusqu’à Pagnoz dans les buis et les résineux du bois de Bagney. Arrivée au village près de la chapelle de Pagnoz qui abrite un retable du 16ᵉ siècle.
Prenez le temps de visiter le lavoir avant de retrouver votre point de départ.
- La fontaine
L’eau de la fontaine provient d’une source captée en contrebas d’Aiglepierre. Suivre direction « Plenessu ».
- Plaine dessus
Jusqu’aux années soixante, « Plenessu » était une zone de vignes et de champs. On y remarque quelques traces de cette époque : en particulier, sur le replat à droite du chemin, les murs d’une cabane de vignerons.
À l’automne, des grappes de raisins sont suspendues aux branches des arbres qui servent de support aux pieds de vignes abandonnés il y a 50 ans.
- Zone naturelle
À partir de ce point, vous entrez dans une zone naturelle d’Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique (ZNIEFF). Sur le sommet de la crête à votre droite, cette zone de « rocailles et coteaux secs de Pagnoz » abrite une flore de pelouse sèche. On note la présence d’espèces bénéficiant d’une protection régionale absolue.
- Plenessu
Prendre la direction « Croisement des vestiges ». Le sentier quitte le GR 59 A.
- Croisement des vestiges
Prendre la direction « VESTIGES DE VAULGRENANT ».
- Château de Vaulgrenant
Retourner au « Croisement des vestiges », puis prendre la direction « Vaulgrenant ».
- Le hameau
Le hameau de Vaulgrenant constituait la basse-cour du château. Des maisons et jardins en terrasse s’appuyaient sur le flanc de la colline jusqu’à l’enceinte du château.
À gauche, dans le champ en contrebas, remarquez les traces du fossé qui protégeait le château. Derrière la mare, découvrez une table de lecture sur les reptiles et les orvets.
Prendre la direction « Sur la carrière ».
- L’anticlinal de Pagnoz
Du point 8 au point 9, l’itinéraire emprunte le sommet de la voûte d’un vaste bombement vers le haut des couches de terrain : c’est « l’anticlinal de Pagnoz ».
Le schéma permet d’expliquer l’organisation des terrains (de droite à gauche), responsable du paysage :
- à droite, le cœur de l’anticlinal est fait de terrains marneux permettant la présence de prairies (couches de terrain orange),
- puis le flanc de l’anticlinal, fait de couches calcaires, n’autorise qu’un couvert forestier (couches jaunes),
- la combe latérale s’est creusée dans les calcaires marneux tendres (couches bleu soutenu),
- la résistance à l’érosion des calcaires coralliens (bleu clair) a permis l’édification d’un « crêt » sur lequel est bâti le château de Vaulgrenant.
- La forêt de Bagney
Sur la gauche, à quelques centaines de mètres, vous laissez un lieu-dit : « le trou du maquis », rendez-vous des résistants pendant la dernière guerre. Il s’agit d’une belle doline due à la dissolution des calcaires et érodant la voûte fracturée de bombardement de l’anticlinal de Pagnoz.
Le sentier entre dans le bois de Bagney. En descendant, vous traversez une forêt de « l’étage collinéen », couverte de résineux, et d’espèces calcicoles : buis et chênaie-charmaie.
Vers la sortie du bois, avant de traverser une pelouse communale, remarquez la présence de cèdres.
Prendre la direction « PAGNOZ – FONTAINE ».
- La chapelle
Elle a été bâtie comme chapelle castrale au début du XVIIIᵉ siècle. Le retable en cuir repoussé, datant du XVIᵉ siècle, est classé parmi les Monuments historiques.
Prendre la route à gauche jusqu’à la sortie du village pour découvrir le lavoir sur votre droite.
- Le lavoir
Sa construction date de 1862.
Elle est due à Jean François Barbet, né à Pagnoz, élève du père de Victor Considérant.
Revenir sur ses pas et rejoindre le point de départ.
EN CHEMIN...
Le château de Vaulgrenant, cité dès le XIIIᵉ siècle, fut le centre d’une vaste baronnie. Il fut démantelé sur ordre de Louis XIV en 1674 comme la plupart des forteresses comtoises.
À 466 mètres d’altitude, il domine la plaine du Val d’Amour et dévoile en un beau panorama, la plaine de Dole et du Val d’Amour, la forêt de Chaux, l’arrivée de la Loue en Val d’Amour, le massif du Poupet, la trouée de Salins et ses 2 forts, la reculée de Pretin et l’ouverture sur le pays arboisien.
Sa situation particulière permettait de surveiller la route dite « du bois et du sel » venant de Salins et passant par Pagnoz pour se diriger vers Dole et la vallée de la Saône.
On dit que la Vouivre descend du château chaque nuit pour boire à la fontaine du village.
L’enceinte du château mesure 80 mètres de long et 35 mètres sur sa plus grande largeur.
Le logis était séparé de la Haute Cour par une porte dont on peut voir les traves des gonds.
Les piliers d’une galerie voûtée ont été mis à jour. Ce passage couvert en forme de « L », ouvrait sur une cour intérieure. Le bâtiment au centre de la cour, dont le mur est évasé en partie basse, abritait un escalier et servait d’accès au logis. L’écurie était voûtée. Des corbeaux et départs de claveaux sont encore en place sur les murs.
La cave ou « cellier » était comblée aux 2/3. Dans les déblais, on a retrouvé de nombreux os et fragments de tuiles dont certaines étaient vernissées. À proximité, on peut remarquer le conduit de la citerne.
La légende parle des lavandières qui battaient leur linge dans les souterrains.
Les amis de Vaulgrenant
Créée en 2001, l’association des Amis de Vaulgrenant regroupe les personnes intéressées par la sauvegarde du site de Vaulgrenant et sa mise en valeur. Ses membres se retrouvent régulièrement et effectuent des travaux de restauration du site et des recherches en histoire et archéologie.
Elle organise un chantier international de jeunes bénévoles en partenariat avec l’Adaval.
Pour plus d’informations : [email protected]