« Au pied de mon arbre … » Hache, « passe partout », tronçonneuse sont les trois principaux outils utilisés en forêt par les bûcherons. A Longchaumois le dimanche 27 juillet et à Saint-Laurent en Grandvaux le vendredi 15 août, ce sera la fête de ces hommes qui « font mal au bois » comme ils le confient eux-mêmes. L’origine des concours de bûcherons se perd dans l’ombre de la forêt. Ils sont l’occasion d’assister à des épreuves très disputées entre professionnels; aussi de plonger dans le passé. Au programme, débardage avec Comtois, travail de chiens de berger et cueillette de cônes, dans une ambiance de fête.
« Ca va faire du copeau ! » Les bûcherons aiment leurs forêts. Hommes rudes et solides ils sont bien loin d’être des solitaires. Gaillards à la peau tannée, ils se défient régulièrement avec leurs outils de prédilection. Ces épreuves demandent dextérité, vitesse mais surtout pas de précipitation ; il faut être habile et rapide avec les trois techniques. C’est avec une tronçonneuse que les bûcherons entre en lice. Le but de cette première épreuve est de débiter le plus rapidement possible une galette dans un tronc posé au sol. Au final, l’épaisseur doit être régulière. Chaque millimètre d’écart vaut pénalité. Il existe une variante avec un tronc vertical à débiter au plus vite. La deuxième épreuve fait appel à un « passe-partout », scie à deux manches. Là encore le bûcheron, aidé par un partenaire, doit débiter une galette. Seul le temps compte. La troisième épreuve consiste à couper, le plus vite possible, un tronc en deux à la hache. Et là, « ça fait du copeau … ».
Un sanglier qui parle Les trois finalistes vont se départager, là encore grâce à la vitesse d’exécution du programme et à la science de la coupe. Chaque bûcheron doit abattre à la hache un arbre dans un axe pré-établi, repéré par des piqués d’acier fichés dans le sol. Le temps compte ainsi que l’alignement dans la chute. L’idéal étant que le tronc se « plante » sur les piqués. Le vainqueur déclaré du concours est le bûcheron qui aura été le plus rapide à abattre l’arbre dont la chute doit être la plus droite possible. En marge du spectacle, on assiste à de nombreuses animations pour petits et grands. Aussi à des démonstrations de débardage à l’ancienne avec des chevaux comtois, de ferrage de chevaux, de cueillette de cône d’épicéa et de taille de sangles par le « sanglier » ; un drôle d’animal qui parle en expliquant ses techniques de découpe dans « la chair » de l’arbre et l’usage qu’il en sera fait. La journée se termine avec un repas sous chapiteau, animé de musique et de danses.